Une alliance des gauches et des centristes a choisi aujourd’hui d’aggraver la crise des vocations municipales en complexifiant le mode de scrutin des communes de moins de 1000 habitants par le vote d’une loi inique déja votée au Sénat, chambre supposée des territoires.
Personne ne contestera le combat pour l’égalité d’accès des hommes et des femmes aux mandats politiques. Mais le féminisme mérite mieux que des quotas artificiels déconnectés de la réalité des petites communes, notamment rurales.
Le but de cette loi hors-sol est de nourrir la crise des vocations pour tuer nos petites communes et les contraindre à la fusion.
Déjà asphyxiés par les contraintes administratives et règlementaires, nos maires n’avaient pas besoin de nouvelles contraintes électorales qui vont pousser nombre d’entre eux à ne pas se représenter.
L’Assemblée nationale avait judicieusement décidé de reporter l’application de la loi à 2032. Mais, piétinant (encore) la représentation parlementaire, le gouvernement macroniste a osé forcer la volonté nationale en demandant un nouveau vote et en le gagnant (encore) par de nouvelles magouilles avec la gauche.
Au regard du fond de ce texte autant que de la méthode employée, fier d’avoir voté contre ce texte qui fragilise notre démocratie communale.



