Les agriculteurs ne veulent pas l’aumône publique, ils veulent produire : ils veulent vivre librement du travail de leur terre !
Mais le gouvernement ne voit pas l’urgence, et sa loi d’urgence n’en a déjà plus que le nom : il n’est pas pressé de la faire voter par l’Assemblée nationale, coeur de notre démocratie populaire.
En faisant commencer l’étude du texte au Sénat en juin, le gouvernement le sait : la loi n’arrivera pas à l’Assemblée avant l’automne, car le Sénat ne veut pas siéger au-delà du 14 juillet.
J’ai donc demandé au gouvernement d’ouvrir le débat via l’Assemblée et avant l’été, afin de permettre l’adoption du texte cet été, l’interrogeant aussi sur l’urgence de lever les freins juridiques voire constitutionnels qui ont permis par exemple la censure de la loi Duplomb.
Je vous épargne la réponse du ministre qui a consacré deux minutes à ne rien dire.


