Le 2 décembre dernier, je l’interpellais par courrier avec mon collègue Laurent Jacobelli. Courrier resté sans réponse cinq mois plus tard.
Je réitère donc aujourd’hui ma demande concernant l’écocontribution poids lourds, d’autant plus en ces semaines où nous traversons – durablement – une violente crise des prix du carburant qui pèse dramatiquement sur nos transporteurs.
Nous devons garantir à nos entreprises un cadre fiscal qui leur permette d’absorber les chocs d’une situation internationale chaotique : cette écotaxe va résolument en sens contraire, en les affaiblissant au moment où elles ont besoin d’être soutenues.
Cette énième taxe serait une menace mortelle pour nos entreprises de transport locales mais aussi pour nos agriculteurs, nos betteraviers ou nos vignerons. Elle introduirait, à côté des distorsions de concurrence internationales et européennes, une distorsion de concurrence régionale aussi inédite que dangereuse.
Les compensations évoquées par la région Grand Est sont dérisoires : la seule compensation acceptable, c’est l’exemption des camions français. Le cadre européen ne le permettant pas, la seule compensation c’est l’abandon de cette mesure.



